Pertes urinaires / Prolapsus génital

Nous observons depuis une vingtaine d’années une modification importante du mode de vie des femmes.  Que ce soit au niveau de leurs loisirs, leur hygiène corporelle voir même de leur image corporelle.

Il est indéniable que la femme cherche à rester en forme. Il n’y a qu’à constater l’explosion du nombre de gyms, de la popularité des marathons et activités de vélo, moto pour n’en nommer que quelques-uns.  Cette évolution touche tout groupe d’âge, y compris les baby-boomers.

Nous pouvons observer deux problèmes physiologiques liés à ce changement : D’abord, une charge physique sur les muscles du périnée peut accélérer leur relâchement ayant comme conséquence entre autre les pertes urinaires et les prolapsus génitaux.  Ce qui occasionne des inconforts, des irritations, des douleurs et des macérations au niveau des organes génitaux.

Il existe 4 types d’incontinence urinaire : à l’effort, due à un regorgement, par impériosité et fonctionnelle. Une évaluation médicale permet de déterminer la cause de celle-ci.

L’incontinence à l’effort :

Il s’agit du type d’incontinence urinaire le plus fréquent parmi la population féminine active. Il est dû à un affaiblissement musculaire du plancher pelvien. Plusieurs facteurs y contribuent:  un accouchement vaginal, l’embonpoint, les hormones (la ménopause) et la constipation. L’incontinence urinaire à l’effort survient lors d’un effort tel que la toux, un éternuement, le rire, le soulèvement de poids, la course ou monter des marches.

Selon la sévérité, celle-ci peut survenir entre 15 et 30% après une première grossesse et pratiquement doubler dès la ménopause.

Prolapsus génital :

Le prolapsus génital est la descente d’un organe (vessie, rectum, utérus) à travers la paroi vaginale secondaire à l’affaiblissement de la paroi vaginale.  Plusieurs facteurs peuvent y contribuer. Notamment les grossesses et les accouchements ainsi que d’autres conditions tout comme  : l’obésité, une hystérectomie, la toux chronique, la constipation et le tabagisme. Vous pouvez agir sur chacune de ces causes en modifiant le mode de vie afin de le prévenir ou stabiliser le degré de prolapsus.

Quelles sont les options de traitement ?

Outre les exercices de rééducation périnéale pour renforcer les muscles (exercices de Kegel), le port de pessaire, les interventions urologiques (telles que la pose chirurgicale de bandelettes), le laser endovaginal est une alternative présentant plusieurs avantages.

Le laser endovaginal (IncontiLasetm et IntimiLasetm)

Les traitements s’effectuent à l’aide d’un laser Erbium (Er:YAG 2940) de haute précision, utilisant des paramètres techniques nouveaux et très spécifiques à l’application sur les muqueuses, de sorte que l’énergie thermique nécessaire à la formation du collagène de la paroi se fasse tout en protégeant la muqueuse. Il en résulte une meilleure vascularisation et formation de nouveau collagène, produisant par le fait même plus de fermeté et de support du canal vaginal.

Avantages :

  • Sans chirurgie
  • Raffermir la paroi vaginale afin de retenir la vessie et/ou le rectum à leur place, ce qui peut prévenir voire même corriger des hernies gr.1 de la vessie et du rectum dans le canal vaginal
  • Peu ou pas de douleur après le traitement
  • Pas de convalescence (sans arrêt des activités quotidiennes)
  • Retarde l’utilisation de mesures plus invasives (chirurgies)

Autres bénéfices associés :

  • Améliore la lubrification (souvent diminuée à la ménopause et source d’irritation, douleurs et infections)
  • Stimule le flot sanguin
  • Resserre le canal vaginal
  • Améliore la qualité des relations sexuelles

À quoi dois-je m’attendre ?

À l’aide d’une sonde, le laser est appliqué sur toute la circonférence de la paroi vaginale. Le traitement est relativement sans douleur. On peut tout au plus noter un peu de chaleur limitée à l’entrée du vagin pour environ 5 à 30 minutes. Vous n’avez pas vraiment de soins particuliers à effectuer après votre traitement. Aucune convalescence est nécessaire; vous pouvez continuer vos activités journalières régulières. Toutefois, on suggère de s’abstenir de pénétration ainsi que l’utilisation d’objet pouvant dilater le canal vaginal pour 3 semaines.

Combien d’interventions sont nécessaires ?

Entre 1 et 4 séances selon la sévérité et le type de problème. Les séances sont espacées de 4 à 6 semaines et sont suivies d’une séance de maintien annuelle.

Y a-t-il des complications possibles ?

Toute intervention comporte des risques. Le laser peut occasionner des brûlures, rougeurs, douleurs et mauvaise cicatrisation, ce qui est très exceptionnel.

À quel moment observons-nous une amélioration ?

Celle-ci sera graduelle sur une période de trois mois mais déjà notable après seulement deux semaines.

À propos de la technologie:

Actuellement, quelques études supportent cette technologie du fait qu’elle est relativement récente. Cependant, de nombreuses études dermatologiques se basent sur les mêmes prémisses d’activités. Jusqu’à présent, l’évaluation clinique de cette thérapie en gynécologie s’est avérée d’une efficacité probante, avec un haut taux de satisfaction des patientes pour le resserrement vaginal et la satisfaction sexuelle.

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